Les vaccins réduisent fortement le risque de forme grave de Covid-19 chez les personnes de plus de 75 ans en France

21 mai 2021
Bloc(s) de contenus: 

Dans le cadre du dispositif renforcé de surveillance des vaccins contre la Covid-19, EPI-PHARE (Groupement d’Intérêt Scientifique ANSM-Cnam) a réalisé une large étude de pharmaco-épidémiologie sur plus de 4 millions de Français âgés de plus de 75 ans. Cette étude visait à comparer l’incidence des hospitalisations pour Covid-19 chez les personnes vaccinées au cours des deux premiers mois de la campagne vaccinale en France, par rapport aux personnes non vaccinées.

Les premiers résultats de cette étude mettent en évidence l’impact majeur de la vaccination en France. Le risque de forme grave de Covid-19 diminue ainsi de 87 % chez les personnes de plus de 75 ans, dès 7 jours après l’injection de la 2e dose. Cela signifie qu’elles ont 9 fois moins de risque d'être hospitalisées pour Covid-19 que les personnes de plus de 75 ans non vaccinées.

La vaccination contre la Covid-19 a débuté en France le 27 décembre 2020, d’abord chez les résidents d’établissements accueillant des personnes âgées, puis chez les personnes âgées de 75 ans et plus et celles souffrant de pathologies à haut risque, quel que soit leur âge. Les vaccins initialement recommandés pour ces populations étaient les vaccins à ARN messager (Pfizer/BioNTech et Moderna).

Au total, 1 422 461 personnes de plus de 75 ans vaccinées entre le 27 décembre 2020 et le 24 février 2021 (soit 89 % du nombre total de personnes vaccinées en France sur la période) et 2 631 108 personnes non vaccinées de même âge, sexe, région et type de résidence (hébergement en EHPAD/ULSD ou non) ont été suivies pendant une durée médiane de 40 jours et 38 jours respectivement. Parmi les personnes vaccinées, 92 % l’avaient été par le vaccin Pfizer/BioNTech (Comirnaty). Chez les personnes qui avaient reçu deux doses, le délai médian entre les doses était de 28 jours.

Ce travail a utilisé les données du système d’information Vaccin Covid, chaînées au Système national des données de santé (SNDS), qui fournit des informations individuelles sur l’ensemble des consommations de soins et des hospitalisations de la quasi-totalité (99 %) de la population résidant en France.

Ces résultats seront actualisés par EPI-PHARE en lien avec l’ANSM, la Cnam et Santé publique France, au fur et à mesure de la mise à disposition d’informations actualisées avec un suivi élargi à d’autres populations, d’autres vaccins et sur des périodes de temps prolongées.

Pour télécharger le rapport de l’étude, cliquer ici.