L'actualité en quelques chiffres : remboursements de soins à fin mars 2021

04 mai 2021
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La crise sanitaire et les mesures associées pour y répondre, dont celles sur le confinement mises en place à partir du 17 mars 2020, ont considérablement perturbé le recours aux soins à partir de mars 2020. Le niveau d’activité de soins très atypiques en 2020 pèse ainsi fortement sur les évolutions des remboursements de soins entre 2020 et 2021. Les remboursements de soins du régime général évoluent de + 9,2 % par rapport au premier trimestre 2020 et de + 8,2 % (1) sur les douze derniers mois

Les dépenses de soins de ville ont augmenté de + 13,1 % sur les trois premiers mois de l'année et de + 6,6 % sur les douze derniers mois.

Parmi ces dépenses, les remboursements de soins médicaux et dentaires évoluent de + 10,3 % entre le premier trimestre 2020 et celui de 2021 et de - 2,7 % sur les 12 derniers mois.

Dans le détail, au cours des trois premiers mois, les remboursements de soins de généralistes ont progressé de + 3,3 % par rapport à 2020, ceux de soins spécialisés de + 8,2 % et ceux de soins dentaires de + 24,1 %. Sur les 12 derniers mois, ces évolutions sont respectivement de - 3,9 % (soins de généralistes), - 3,7 % (soins de spécialistes) et - 1,3 % (soins dentaires).

Les remboursements de soins d'auxiliaires médicaux entre janvier et mars 2021 progressent de + 12,2 % par rapport au premier trimestre 2020 (+ 1,8 % sur douze mois). Au sein de ce poste, ceux de soins de masso-kinésithérapie évoluent de + 6,9 % (- 9,9 % sur un an).

Les remboursements de soins infirmiers progressent de + 14,7 % par rapport au premier trimestre 2020 (+9,8% sur douze mois). La forte augmentation des infirmiers est explicable par les prélèvements des tests PCR et antigéniques et de revalorisations tarifaires spécifiques.

Sur les trois premiers mois, les remboursements d'analyses médicales évoluent de 123,5 % (+ 76,9 % sur douze mois) portés par l’activité de tests Covid et les remboursements de transports évoluent de + 3,0 % (- 8,5 % sur douze mois).

De janvier à mars 2021, les versements d'indemnités journalières ont augmenté de + 9,5 % par rapport aux trois mêmes mois de 2020 (+ 24,8 % sur douze mois). La mise en place des indemnités dérogatoires (principalement « garde enfant » et « personnes fragiles ») avait fait bondir les IJ dès le mois de mars 2020, expliquant la relative faible augmentation entre les trois premiers mois 2020 et 2021.

Au cours des trois premiers mois 2021, les remboursements de médicaments délivrés en ville progressent de + 5,5 % par rapport à la période de janvier à mars 2020 (+ 3,2 % sur douze mois). Les remboursements de médicaments d’officine avaient fortement augmenté en raison du « stockage » de certains médicaments en mars 2020.

Sur la période, la rétrocession hospitalière augmente de + 18,3 % (+ 4,2 % sur douze mois). Au global, les remboursements de médicaments (rétrocession incluse) évoluent de + 6,6 % entre les trois premiers mois de 2020 et ceux de 2021 (+ 3,3 % sur douze mois).

Les remboursements au titre de la liste des produits et des prestations (LPP) augmentent de + 8,2 % sur les trois premiers mois de l'année (+ 0,8 % sur douze mois).

Sur les douze derniers mois, les versements aux établissements évoluent de + 10,4 % pour les établissements publics, de - 1,9 % pour les établissements de santé privés et de + 15,3 % pour les établissements médico-sociaux.

Au total, les dépenses du régime général progressent de + 8,2 % en rythme annuel.

Les remboursements et les évolutions présentés dans ce communiqué de presse concernent les soins et prescriptions des affiliés au régime général et ceux des anciens affiliés au régime des indépendants (RSI).

Pour ce faire, pour 2019, les remboursements de soins des anciens affiliés du RSI ont été « ajoutés » à ceux du régime général.

Depuis janvier 2020, la totalité des remboursements des anciens affiliés du RSI sont intégrés dans les chaînes statistiques et comptables du régime général. 

(1) Hors remboursements forfaitaires - comme le forfait patientèle médecin traitant, Rosp, …, avances sur dispositif d’indemnisation pour perte d’activité (Dipa), et coût global de la campagne de vaccination comptabilisé en ville – consultations prévaccinales et/ou injections effectuées par des professionnels libéraux (voir tableau 2).