Une série vidéo de l'Assurance Maladie donne la parole aux acteurs du « contact tracing »

24 novembre 2020

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Près de 4 millions : c’est le nombre de personnes qui ont d’ores et déjà été identifiées et contactées par les enquêteurs sanitaires de l’Assurance Maladie depuis le lancement, en mai dernier, du dispositif de « contact tracing ». Leur mission : informer les patients diagnostiqués positifs à la Covid-19 et leurs cas contact de la conduite à tenir pour casser, au plus vite, les chaînes de contamination. Maillons clés dans la stratégie « tester-alerter-protéger » (espace assuré) adoptée pour lutter contre l’épidémie, ces brigades effectuent un travail essentiel, en lien avec les médecins traitants, et se mobilisent 7 jours sur 7 pour relever ce défi de santé publique.

Diffusée depuis le 27 octobre, une série réalisée par l’Assurance Maladie, intitulée « Contact tracing : ensemble contre l’épidémie de Covid-19 », donne la parole aux acteurs du dispositif et de la stratégie de lutte contre la propagation du virus : collaborateurs, assurés, professionnels de santé, experts... Pendant plusieurs semaines, ils raconteront tour à tour les coulisses du « contact tracing », témoigneront de leur mobilisation et de leur engagement, de leur expérience en tant que patient zéro ou cas contact, ou encore, du rôle essentiel de la recherche des personnes contacts dans la gestion de l’épidémie.

 

Contact tracing : ensemble contre l’épidémie de Covid-19

Episode 1 : "Pourquoi le contact tracing est-il indispensable ?"

Je m’appelle Arnaud Fontanet, je suis médecin épidémiologiste à l’Institut Pasteur. Je suis également membre du Conseil scientifique auprès du gouvernement pour gérer la crise sanitaire liée à la Covid. La Covid, c’est une maladie contagieuse. Ҫa veut dire qu’une personne va en infecter plusieurs, qui vont en infecter plusieurs, qui vont en infecter plusieurs. L’idée, c’est de casser la chaîne de transmission et c’est ça que fait le contact tracing. L’Assurance Maladie va disposer les coordonnées des personnes qui ont été au contact avec un malade. Elle va les appeler et leur dire ce qu’elles doivent faire.

Est-ce que ça marche ?

Le contact tracing, ça marche, bien évidemment. C’est une des pièces essentielles du dispositif. Depuis le mois de mai où il a été mis en place, le contact tracing a permis d’appeler 550 000 personnes diagnostiquées positif et 1 500 000 de leurs contacts. S’il n’y avait pas le contact tracing, on perdrait complètement le contrôle de cette épidémie, on ne saurait pas qui a infecté qui, on serait incapable de dire qui doit s’isoler rapidement pour éviter des contaminations secondaires. Les résultats des pays qui ont basé leur stratégie sur le contact tracing sont très bons. En Corée, ils arrivent à limiter à 100 cas par jour le nombre de nouveaux cas liés à la Covid.

Comment faire mieux ?

Il faut jouer le jeu, il faut comprendre qu’il est vraiment important d’expliquer avec qui on était en contact parce que ce sont ces personnes qui sont à risque de développer la maladie elles-mêmes ou de contaminer d’autres personnes.

Vous ferez quoi après ?

Moi je suis quelqu’un de très sociable, très tactile, j’ai besoin de toucher les gens, j’ai besoin de les embrasser. Alors évidemment quand ça sera fini, j’en profiterai.

Dans l'épisode 1, le Professeur Arnaud Fontanet, directeur du département de santé globale à l'Institut Pasteur et membre du Conseil scientifique, fait le point sur l’utilité du « contact tracing » dans la gestion de l’épidémie de Covid-19.

Contact tracing : ensemble contre l’épidémie de Covid-19

Episode 2 : "En quoi le contact tracing est-il utile ?"

Geneviève Chêne, je suis la directrice générale de l’agence sanitaire Santé Publique France. Je suis médecin épidémiologiste.

Où en est-on aujourd’hui ?

Le niveau de l’épidémie en France métropolitaine est élevé et tous les indicateurs continuent d’être à la hausse. Par ailleurs, la progression est dans toutes les tranches d’âge. La situation la plus préoccupante, c’est la progression parmi les personnes les plus âgées parce que les personnes les plus âgées sont les plus à risque de complications et de décès. En l’absence de vaccin et de traitement, il faut qu’on gagne du temps vraisemblablement jusqu’à au moins l’été 2021 donc cela montre que le contact tracing, c’est extrêmement important pour continuer à casser les chaînes de transmission, ralentir la diffusion du virus.

A quoi servent les données recueillies dans le cadre du tracing ?

Le travail, c’est de construire les indicateurs à partir de ces données. Les indicateurs sont des marqueurs de l’épidémie qui servent à appuyer et à éclairer la décision publique, qui servent aussi à ajuster le dispositif de contact tracing. Par exemple, deux indicateurs sont importants. Le premier indicateur, c’est la proportion de cas et de contacts qui peuvent être joints. Le deuxième indicateur, c’est le nombre de nouveaux cas parmi les cas déjà connus. La proportion de nouveaux cas parmi les contacts déjà connus, elle a augmenté récemment et c’est extrêmement important parce que les contacts ont été déjà mis à l’isolement, donc on a aussi contribué de cette manière-là à casser les chaînes de transmission.

Et vous comment ça va ?

Ҫa va très bien. On est concentrés sur la gestion quotidienne de la crise sanitaire qui est évidemment une urgence, avec toutes les équipes ici de Santé Publique France qui sont extrêmement engagées et mobilisées.

Episode 2 – « En quoi le contact tracing est-il utile ? »

A l’heure de la mise en place de nouvelles mesures contre la propagation de la Covid-19, le « contact tracing » reste essentiel pour combattre l’épidémie. Geneviève Chêne, directrice générale de Santé publique France, fait le point sur l’utilisation des données récoltées dans le cadre du dispositif pour suivre l’évolution de la Covid-19.

Contact tracing : ensemble contre l’épidémie de Covid-19

Episode 3 : "Le contact tracing, une aventure humaine avant tout ?"

Bonjour, je m’appelle Souad, je suis téléconseillère dans la cellule contact tracing.

La Covid-19 aujourd’hui fait vraiment partie de notre quotidien. Voilà, on a tous un proche, un ami, qui a vraiment été touché de près ou de loin par cette pandémie, donc pour moi c’était important de participer à cette mission.

Quelle est votre mission ?

Aujourd’hui, c’est vraiment d’informer les assurés, d’informer les patients, les personnes qui sont testées positives et leurs cas contacts. Le médecin ou le laboratoire répertorie les patients zéro donc la personne testée positive dans notre base de données. Nous à notre arrivée, on appelle le patient zéro, on l’identifie, on le contacte dans un premier temps pour être bien sûr qu’il a bien eu les recommandations sanitaires. Ensuite, on recense avec lui ses cas contacts. Donc ce sont vraiment les personnes avec qui il a eu un contact rapproché sans port du masque, avec qui il a été isolé plus de 15 minutes dans un lieu clos. On va contacter ces personnes contact et on va leur demander également de s’isoler et de se faire tester.

Comment les patients réagissent-ils ?

Généralement, notre démarche es bien reçue. Il y en a pas mal qui n’ont jamais entendu parler du contact tracing donc quand on leur explique notre mission et le but de notre démarche, ils sont assez réceptifs. On est vraiment là pour les accompagner, pour répondre à leurs questions. Quand on a des personnes qui sont vraiment réceptives, c’est important parce que nous ça nous permet vraiment de faire notre travail correctement et c’est surtout important pour soi, pour son entourage et pour la société.

Quelles qualités pour faire du tracing ?

Il faut vraiment, en premier lieu, être patient, il faut de la bienveillance, il faut vraiment leur expliquer, on est vraiment à leur écoute.

Et vous, comment ça va ?

Ҫa va, honnêtement c’était un petit peu dur au début parce qu’on a des personnes qui sont vraiment inquiètes. Des personnes âgées, des personnes qui ont une maladie chronique qui sont vraiment inquiètes pour elles. Quand on trouve la bonne manière de leur expliquer et de les rassurer, moi je me sens très bien après ça.

Episode 3 - « Le contact tracing, une aventure humaine avant tout ? »

Continuez d'explorer le « contact tracing ». Souad, téléconseillère dans la cellule de « contact tracing », témoigne de ses échanges avec les patients zéro et les patients contact. Elle aborde également l’importance de la participation des assurés au dispositif.

Contact tracing : ensemble contre l'épidémie de Covid-19

Episode 4 – « Le contact tracing, pourquoi ça marche ? »

Bonjour, je m'appelle Virginie, je suis superviseure sur la plateforme téléphonique du Val d'Oise, et détachée sur l'équipe d'encadrement du contact tracing.

C'est une course contre la montre dans la mesure où on doit casser au maximum les chaînes de contamination. On doit contacter dans les 24 heures le patient qui vient d'être diagnostiqué positif

au Covid et les cas contact qui y sont associés. Il est important de casser les chaînes de contamination et c'est pour ça qu'on intervient 7 jours sur 7 sur le contact tracing.

Actuellement on a 96%*des patients zéro qui sont contactés dans les 24 heures et 81%* des cas contact qui sont contactés dans les 24 heures également.

Pourquoi cela fonctionne ?

Alors, ce qui fait qu'aujourd'hui la mission fonctionne, c'est qu'on a des agents qui sont investis, qui ont pris à coeur cette mission d'intérêt général.

Aujourd'hui on a 10 000 agents de l'Assurance Maladie qui sont mobilisés sur le contact tracing et 55 000 médecins généralistes. Soit au total 65 000 personnes déployées sur tout le territoire sur cette mission-là. Donc effectivement on a une "force" importante qui nous permet d'avoir une réactivité.

Quelles sont les conditions de réussite ?

La clé, c'est déja une forte mobilisation. C'est basé sur le volontariat et on a des agents qui sont formés.

On a une journée de formation théorique et après on passe la deuxième journée sur de la double écoute.

Avec un accompagnement de façon à ce qu'ils soient à l'aise et qu'ils puissent prendre des appels de façon plus sereine.

Et vous, comment ça va ?

Je suis fatiguée mais néanmoins motivée et très fière de participer vraiment à cette mission.

Episode 4 – « Le contact tracing, pourquoi ça marche ? »

Virginie, superviseure sur la plateforme téléphonique du Val d’Oise, nous parle de la course contre la montre pour casser les chaînes de contamination, de même que de la réactivité du dispositif et de la mobilisation des collaborateurs.

« Contact tracing : ensemble contre l’épidémie de Covid-19 »

Episode 5 : « Quel rôle des médecins dans le contact tracing ? »

Je suis le docteur Estadieu Christine, médecin généraliste dans l'Essonne.

Le contact tracing, c’est quoi pour vous ?

C’est une collaboration entre l’Assurance Maladie et les médecins généralistes pour dépister les patients contagieux et leurs contacts, puis ensuite aider au confinement et à la prise en charge quotidienne de leur pathologie.

Que dites-vous à vos patients positifs en consultation ?

J’explique quels sont les signes d’alerte, à quel moment appeler, je propose une aide au quotidien soit avec moi-même, soit avec les infirmières. Le but final est d’éviter l'hospitalisation absolument.

Comment leur parlez-vous du contact tracing ?

En général il y a une relation de confiance avec le médecin, c’est l’avantage de passer par un médecin pour faire la recherche des contacts. Ils participent facilement et ils donnent facilement les contacts. Les personnes en faisant du contact tracing font leur part et nous médecins, nous faisons notre part.

Un message à faire passer à la population ?

Pour rompre la chaîne, il n’y a pas d’autres solutions que d’avoir la participation de chacun et que les gestes barrières, le lavage des mains et notamment le masque ne sont efficaces que si les deux personnes face à face portent le masque et pas une seule. On fait tous un en ce moment et qu’il faut vraiment comprendre ça et que le contact tracing c’est un élément de cette participation mais la bonne part de la participation c’est l'attitude citoyenne de chacun face à cette maladie et au respect des autres.

Et un message à vos confrères ?

Que nous avons déjà fait beaucoup, de façon courageuse et qu’il faut continuer parce que ça nous a aussi montré qu’on était utiles et tous capables d’être solidaires.

Et vous, comment ça va ?

Globalement bien étonnement, probablement parce que malgré les difficultés, la solidarité, le travail soutenu permettent quand-même une bonne résilience.

Episode 5 – « Quel rôle des médecins dans le contact tracing ? »

Christine Estadieu, médecin généraliste dans l’Essonne, témoigne de sa mobilisation et de son rôle dans l’efficacité du « contact tracing ». Un dispositif clé dans la lutte contre la propagation de la Covid-19 et la maîtrise de l’épidémie.

« Contact tracing : ensemble contre l’épidémie de Covid-19 »

Episode 6 : « Pourquoi et comment les patients doivent-ils participer au contact tracing ? »

Je m’appelle Zarah, je suis volontaire au contact tracing de l’Assurance Maladie.

Comment se passent les appels avec les patients zéro ?

On appelle le patient zéro, on vérifier qu’il va bien, que tout se passe bien pour lui. Ensuite, on lui demande le nom de toutes les personnes avec qui il a été en contact rapproché, donc contact rapproché sans masque, sans gestes barrières. Ces personnes-là, on leur demande de rester à la maison pendant au moins sept jours et d’aller se faire dépister. En règle générale, on est très bien accueilli, les gens prennent le temps de parler avec nous, on a beaucoup de questions. Il y a pour certaines personnes beaucoup de peur, pour certains, ils sont complètement dépassés, parce qu’en fait on vient dans leur vie privée et on arrête tout, en leur disant, ça ne vous pouvez pas, vous devez rester à la maison.

Quel est le ressenti des patients zéro ?

De l’angoisse, c’est de l’angoisse. Pour les patients zéro, c’est « je suis dépisté positif et j’ai été en contact avec les autres ». C’est quand on leur demande avec qui ils ont été en contact non protégé, c’est là qu’ils réalisent qu’en fait, ils ont peut-être mis en danger la vie des autres.

Pourquoi est-il si important de participer au contact tracing ?

Pour moi, aujourd’hui, si on demande aux gens, aux personnes de nous donner les informations concernant les personnes avec qui ils ont été en contact non protégé, c’est pour protéger les autres et se protéger soi-même. En fait, je pense qu’on joue tous un rôle pour essayer d’arrêter ce virus.

Vous ferez quoi après la crise ?

Prendre mes proches dans mes bras, tout simplement.

Episode 6 : « Pourquoi et comment les patients doivent-ils participer au contact tracing ? »

Dans cet épisode, Zarah, téléconseillère contact tracing, livre son témoignage sur la manière dont se déroule le dispositif et la réaction des patients, de même que sur l’importance de participer au « contact tracing » pour se protéger contre la Covid-19.

« Contact tracing : ensemble contre l’épidémie »

Episode 7 : Comment le contact tracing s’adapte-t-il en permanence ?

Je m'appelle Clémentine et je suis superviseure sur la plateforme contact tracing de la CPAM de l'Essonne.

Que s’est-il passé au cours de ces six mois de contact tracing ?

Il y a eu la mise en place, tout d’abord du dispositif au sortir du confinement, où il y a eu vraiment un travail d’organisation.

Ensuite, on a eu une montée en charge progressive du nombre de patients zéro à contacter qui s’est prolongée sur l’été mais de manière maîtrisée, jusqu’à arriver à la rentrée de septembre

où il y a eu vraiment un pic, aussi bien épidémique que d’activités pour le contact tracing, et qui s’est poursuivi de manière très intense jusqu’à aujourd’hui où nous sommes à la seconde vague.

Quelles ont été les principales évolutions du dispositif ? Sur le plan des ressources ?

Sur les 65 000 collaborateurs de l’Assurance Maladie, il y en a 4500 qui ont été positionnés au départ et aujourd’hui on est à plus du double, c’est-à-dire qu’il y a 11 000 personnes qui participent activement à l’activité de contact tracing 7 jours sur 7. Il y a également des partenariats qui se sont créés avec les autres régimes de Sécurité sociale, type MSA ou MGEN et également des entraides entre autres caisses.

Quelles évolutions votre organisation a-t-elle connues ?

Il y a des mesures de simplification qui sont mises en place pour permettre un maximum de contacts en un temps très réduit. Il y a également des modifications qui sont en cours de mise en place notamment pour le contact par voie dématérialisée, par exemple par l’envoi de sms.

Et vos activités habituelles ? Vous avez tout arrêté ?

On fait vraiment notre maximum pour respecter l’accès aux droits et aux soins de nos assurés : maintenir le règlement des indemnités journalières, le paiement des soins et assurer vraiment une continuité sanitaire pour nos assurés sociaux.

Et vous, comment ça va ?

Moi ça va ! J’espère être épargnée par le virus pour pouvoir continuer à travailler pour les assurés.

Episode 7 – « Comment le contact tracing s'adapte-t-il en permanence ? »

Clémentine, superviseure de la plateforme de « contact tracing » de la CPAM de l’Essonne, nous parle des évolutions du dispositif et de son organisation.

« Contact tracing : ensemble contre l’épidémie de Covid-19 »

Episode 8 : « Contact tracing : Ҫa se passe comment à l’autre bout du fil ? »

Rémy, personne contact appelée par l’Assurance Maladie

Bonjour, je m’appelle Rémy. J’ai été contacté par l’équipe de contact tracing au mois d’octobre.

Dans quelles circonstances avez-vous été appelé par l’Assurance Maladie ?

J’ai été appelé le jour même la personne atteinte du Covid m’a dit sa situation en fin de matinée et j’ai été appelé dans le courant de l’après-midi. On est toujours un tant soit peu inquiet lorsqu’on apprend qu’on est cas contact et donc susceptible d’être atteint du Covid, on ne sait pas quelle est la suite. Les informations qui m’ont été communiquées ont contribué à m’apaiser et à me rassurer parce que les choses étaient claires.

Comment s’est déroulé l’appel ?

Ce qui m’a été dit au téléphone a consisté à vérifier mon identité, vérifier mon numéro de téléphone, à savoir si j’étais au courant de la situation de la personne qui était atteinte du Covid et tout ça a contribué à installer un échange en confiance. J’ai eu le sentiment que le temps a été pris de m’expliquer les choses et de répondre à toutes les questions que je posais.

Quelles recommandations vous a-t-on données ?

Les recommandations qui m’ont été données consistaient à me demander de quitter au plus tôt mon bureau, de m’isoler, donc de rentrer à mon domicile, d’éloigner le plus possible les membres de ma famille. L’échange que j’ai eu avec la personne de la caisse était un échange humain, un échange apaisant, un échange pédagogue, par conséquent la pression est tout de suite redescendue.

Si l’Assurance Maladie vous avait contacté par sms ou par mail, comment auriez-vous réagi ?

J’aurais réagi de la même façon, l’essentiel étant d’avoir l’information et de savoir qu’en bout de course il faut se faire tester et dépister pour lutter contre cette pandémie.

Vous ferez quoi après ?

Eh bien, après la Covid, je partirai en Guadeloupe pour retrouver une partie de ma famille.

Episode 8 : « Contact tracing, ça se passe comment à l’autre bout du fil ? »

Coup de projecteur sur l’expérience d’un assuré. Rémy, cas contact, témoigne de la qualité de l’écoute et de l’accompagnement des équipes de l’Assurance Maladie, de même que des conseils qui lui ont été délivrés.

« Contact tracing : ensemble contre l’épidémie de Covid-19 »

Episode 9 : « Comment assurer la protection et la confidentialité des données du contact tracing ? »

Je suis Gildine Croizé, déléguée à la protection des données à l’Assurance Maladie.

Quelles sont les données recueillies dans le cadre du contact tracing ?

On va retrouver à l’intérieur, des données qui permettent d’identifier et de contacter les personnes infectées et les personnes qu’elles vont nous avoir désignées comme cas contact. Ensuite, les données qui vont nous permettre de les orienter, de les accompagner, et enfin les données qui vont permettre notamment aux agences régionales de santé de prendre le relais pour tout ce qui est chaîne de transmission et investigation des clusters.

Qui utilise mes données ?

Vous avez un accès pour les professionnels de santé. Vous avez un accès bien entendu des agents habilités de l’Assurance Maladie et des agences régionales de santé. Ensuite, les données, elles sont transmises à des autorités publiques comme Santé publique France, mais sur la base des donnés « désindentifiées », c’est-à-dire dont on aura supprimé les données d’identification, pour pouvoir réaliser toute la surveillance sanitaire, évaluer et voir l’évolution et les chiffres qui sont liés au virus.

Pourquoi peut-on avoir confiance en l’Assurance Maladie ?

C’est la priorité de l’Assurance Maladie de traiter leurs données en toute confidentialité et en toute sécurité. Les agents de l’Assurance Maladie sont tous astreints au secret professionnel et ce n’est pas quelque chose qui a été créé pour le contact tracing, c’est l’essence même de leur mission, de leur fonction, parce que tous les jours on est amené à traiter des données personnelles et des données de santé.

Et vous, comment ça va ?

Ҫa va, mobilisée, vigilante, surtout grâce à toute l’énergie collective qui se dégage dans les missions de tracing et grâce à l’appui d’un super réseau de délégués à la protection des données au sein de l’Assurance Maladie.

Episode 9 : « Comment assurer la protection et la confidentialité des données du contact tracing ? »

Gildine Croizé, déléguée à la protection des données à l’Assurance Maladie, fait le point sur l’utilisation des données recueillies dans le cadre du dispositif ainsi que sur la priorité donnée à assurer leur confidentialité.