Recrutement et handicap : regards croisés de recruteurs sur le salon virtuel de la Sécurité sociale

15 décembre 2020

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Fidèle à ses valeurs d’employeur responsable, l’Assurance Maladie mobilise et sensibilise ses collaborateurs pour recruter, intégrer et maintenir dans l’emploi les personnes en situation de handicap. C’est pourquoi près de 40 de nos organismes ont souhaité participer au premier salon virtuel de recrutement de la Sécurité sociale dédié aux personnes en situation de handicap en proposant 157 offres. Parmi les 3 658 candidatures reçues, 23 % des candidats ont été sélectionnés pour un entretien.

Retour sur cette expérience inédite avec Dominique Grannonio, référent handicap à la Caisse nationale de l’Assurance Maladie – établissement public, et Clotilde Diemer, responsable des ressources humaines à la CPAM de l’Eure.

Pourquoi avoir choisi de participer au salon virtuel de la Sécurité sociale dédié aux personnes en situation de handicap ?

Dominique Grannonio. Les salons Hello handicap sont organisés régulièrement depuis plusieurs années et ils ont acquis au fil du temps une certaine réputation dans le monde du handicap. Nous avons été, cette année, particulièrement sensibles au fait que ce salon soit exclusivement réservé aux organismes de Sécurité sociale et à ce dispositif national original qui permet aux candidats de postuler en ligne, sans avoir à se déplacer. Nous sommes convaincus que les différences, quelles qu’elles soient, enrichissent les équipes. Nous avons, par ailleurs depuis 2007 une charte RSO dont un des 10 engagements est de veiller à la diversité à l’embauche et à l’égalité de traitement de nos salariés.

Clotilde Diemer. La CPAM de l’Eure s’engage chaque année dans des actions de promotion de la diversité telles que la semaine européenne pour l’emploi des personnes en situation de handicap. Habituellement, sur le champ du recrutement, nous participons à des forums emploi locaux organisés par nos partenaires l’Adapt et Cap emploi. Cette année, compte-tenu du contexte sanitaire, ces évènements locaux n’ont pas pu avoir lieu, c’est donc avec plaisir que nous nous sommes inscrits pour participer à ce salon virtuel.

Quels ont été les résultats ?

Dominique Grannonio. Nous avons mis en ligne 14 offres d’emploi sur un large éventail de métiers et notamment sur des métiers pour lesquels nous avons du mal à recruter. Nous avons reçus 147 CV. A ce jour, 14 candidats sont retenus pour poursuivre le processus de recrutement.

Clotilde Diemer. Pour les 4 offres que nous avons publiées, 56 candidats nous ont envoyé leur CV et nous avons mené 5 entretiens. Malheureusement, aucune embauche n’a été concrétisée. Toutefois, certaines candidatures ont été précieusement conservées dans notre vivier et nous sommes plutôt optimistes pour nos futurs recrutements.

Prêts pour un prochain salon virtuel ?

Dominique Grannonio. Il est un petit peu trop tôt pour dresser un bilan final et nous engager fermement sur un nouveau salon de ce type. Toutefois il y a un intérêt certain à s’intéresser à des formules similaires. Les salons virtuels offrent la possibilité de toucher certains candidats qui ne se déplacent pas sur les salons physiques. Ils permettent également d’effacer les contraintes de lieux comme par exemple, postuler à un emploi à Paris alors qu’on vit à Lille.

Clotilde Diemer. Oui, avec enthousiasme ! Le recrutement doit s’adapter au digital plus que jamais. Ces salons virtuels sont l’occasion pour beaucoup de candidat de faciliter leurs démarches de recherche d’emploi. Pour notre organisme, c’est aussi le moyen de rendre plus visible nos missions et la diversité de nos métiers auprès de potentiels candidats.

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