Le service social de l’Assurance Maladie publie son bilan 2021

À travers un soutien psychosocial et un suivi personnalisé, le service social de l’Assurance Maladie accompagne les personnes fragilisées par la maladie, un accident et/ou un arrêt de travail. Son activité en 2021 a encore été marquée par la crise sanitaire et ses conséquences, à la fois sur les publics accompagnés et sur les conditions d’exercice des équipes. Mais de nombreux chantiers et expérimentations ont été menés, et la pratique a évolué sous l’action des équipes locales, comme le relève le bilan publié en ce début septembre.

355 000 assurés accompagnés individuellement

En collaboration avec de nombreux autres acteurs (autres services de l’Assurance Maladie et autres branches de la Sécurité sociale, associations, conseils départementaux, etc.), le service social intervient principalement sur :

  • la prévention de la désinsertion professionnelle (PDP) ;
  • la sécurisation des parcours en santé.

En 2020, la crise sanitaire avait causé une diminution de l’activité du service social. Mais le nombre d’assurés accompagnés est reparti à la hausse en 2021, notamment sur l’axe de la PDP (+ 7 %). Si la diminution des actions collectives s’est poursuivie en 2021, les accompagnements individuels ont continué de progresser pour atteindre 99 %, contre 80 % en 2019.

Le service social en 2021 : carte d’identité

- Plus de 2 500 professionnels, plus de 2 400 lieux d’accueil du public.

- 355 000 assurés accompagnés individuellement, dont 81 % pour prévention de la désinsertion professionnelle ou sécurisation des parcours de santé.

- les assurés concernés ont bénéficié en moyenne de 3,5 entretiens, sur 4 à 5 mois d’accompagnement.

- 58 % des assurés accompagnés sont des actifs ayant un emploi.

Prévention de la désinsertion professionnelle : 160 000 assurés pris en charge

La prévention de la désinsertion professionnelle s’adresse aux assurés en arrêt de travail qui risquent de ne pas pouvoir retrouver leur emploi du fait de leur situation de santé. En 2021, le service social a accompagné individuellement 160 000 assurés dans cette situation. 83 000 préconisations ont été faites à ces assurés, notamment :

  • visite de préreprise auprès de la médecine du travail (33 %) ;
  • demande de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) et orientation professionnelle (26 %) ;
  • bilan de compétences (6 %) ;
  • mise en relation avec les partenaires chargés d'insertion (Pôle emploi, Cap emploi, conseillers en évolution professionnelle, etc.) (6 %).

Sur plus de 48 000 assurés accompagnés dans le cadre de la prévention de la désinsertion professionnelle et ayant bénéficié d’un accompagnement social avec au moins 3 entretiens, 46 % ont été maintenus en emploi ou sur le marché du travail.

Les plateformes PDP : expérimentation en cours

En 2021, l’expérimentation « plateformes PDP », à destination des assurés en arrêt de travail, a été mise en place dans les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, le Jura, le Morbihan, le Nord, le Puy-de-Dôme et les 8 départements d’Île-de-France. Ces plateformes expérimentales visent à :
- favoriser un repérage précoce des assurés en arrêt de travail présentant des risques de désinsertion professionnelle ;
- améliorer leur prise en charge dans un parcours adapté articulant les interventions des différents acteurs médico-socio-administratifs et professionnels ;
- contribuer à la réduction de la chronicisation des situations les plus complexes.
Les enseignements de l’expérimentation permettront de faire évoluer l’offre PDP de l’Assurance Maladie.

Sécurisation des parcours en santé : 130 000 assurés accompagnés

Plus de 340 000 entretiens ont été menés par les équipes du service social avec 130 000 assurés qui rencontraient des difficultés à la suite d’une pathologie.

Après un diagnostic social permettant d’identifier les difficultés rencontrées par les assurés, le service social met en place un plan d’aide afin de faciliter leur parcours de soins et, plus globalement, d’améliorer leurs conditions de vie en prenant en compte leur vécu, leur capacité à agir et leurs ressources. Cela peut passer entre autres par la mise en place d’aides financières et de soutien matériel (aide à domicile, etc.), mais cela consiste aussi en un espace d’écoute et de soutien proposé aux assurés sur le long terme.

Les parcours affection de longue durée (ALD)

Le parcours ALD a été construit par un groupe de travail national, dans la perspective d’une généralisation sur l’ensemble du territoire. Il s’adresse aux assurés touchés par une ALD qui répondent à des critères de vulnérabilité sociale (absence de médecin traitant, travailleur indépendant…). Il s’agit de les accompagner dans leurs démarches pour éviter que, du fait de leur pathologie, ils ne se retrouvent dans une situation de précarité et de renoncement aux soins. Ce parcours expérimental a été lancé dans 5 départements en janvier 2022.

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