« Je ne m’attendais pas à exercer des activités si diversifiées »

02 avril 2021

Bloc(s) de contenus: 

L'Assurance Maladie recrute aujourd’hui 180 médecins-conseils à travers toute la France. Les postes sont ouverts jusqu’au 16 avril. L’embauche se fait par entretien national devant un jury d’acteurs du service médical de la Cnam. Près de 2 000 médecins-conseils exercent dans les services médicaux de l’Assurance Maladie. La majorité des médecins-conseils sont des généralistes issus du monde libéral. Le Dr Vanessa Charles a accepté de répondre à 3 questions sur son intégration au sein de l’Assurance Maladie.

Docteur Charles, pourquoi avoir rejoint l’Assurance Maladie ?

Après quelques années à exercer en tant que remplaçante en médecine générale, j’ai décidé de prendre un tournant professionnel. Sensibilisée à la question de la responsabilité individuelle dans la préservation de notre système de santé, j’ai souhaité m’impliquer davantage en intégrant l’Assurance Maladie. Sur le site assurance-maladie, je me suis alors renseignée sur le rôle et les missions des médecins-conseils ainsi que sur les modalités de recrutement.

Lorsque j’ai postulé en 2018, le recrutement se faisait par concours avec deux entretiens oraux face à un jury. C’était la première fois que je passais un tel entretien « d’embauche ». Les résultats ont été assez rapides. Aujourd’hui, les modalités de recrutement ont évolué : un seul entretien est requis. En septembre 2018, j’ai pris mes nouvelles fonctions en Avignon et débuté ma formation.

Qu’est-ce qui vous a surpris en arrivant à l’Assurance Maladie ?

En arrivant à l’Assurance Maladie, comme tous les nouveaux médecins-conseils, j’ai bénéficié d’une formation à l’EN3S (école nationale supérieure de la Sécurité sociale) à Saint-Etienne et du tutorat d’une consœur. Grâce à cet accompagnement et aux conseils bienveillants de toute l’équipe du Service médical, je me suis sentie plus sereine pour accomplir mes nouvelles missions.

En toute franchise, je ne m’attendais pas à une charge de travail si importante et à exercer des activités si diversifiées, loin des idées reçues. Les pathologies traitées sont relativement variées, la polyvalence médicale est sollicitée tant au niveau des connaissances, que des qualités d’adaptation et des capacités de recherche. En tant que médecin-conseil, il est de mon rôle de statuer et de prendre des décisions médicales sur différentes situations, comme par exemple les demandes d’invalidité et l’attribution du taux d’incapacité permanente dans le cadre du risque professionnel. Ces décisions doivent être prises de la manière la plus juste possible ; rigueur et exigence sont de mises. Par ailleurs, la relation avec le patient, ou assuré pour nous, reste du domaine médical, et est enrichissante.

Au final, j’ai été agréablement surprise par toutes les activités que j’ai pu découvrir et je suis loin de les avoir toutes découvertes.

Une anecdote à raconter ?

Quelques semaines après mon arrivée, une collègue m’a demandé si je me sentais bien dans mon nouveau travail, ce à quoi j’ai répondu « oui », elle m’a alors dit en plaisantant : « Tant mieux, car vous y êtes pour les 30 prochaines années ! ». Je ne sais pas où je serai dans 30 ans, mais après deux ans et de demi au Service médical Provence Alpes Côte d’Azur-Corse, je m’y sens à ma place. J’apprends tous les jours, de mes collègues, mais aussi des assurés.

 

Pour en savoir plus sur le métier de médecin-conseil et consultez nos offres, rendez-vous sur notre espace Carrières.