Accompagner les assurés fragiles en toutes circonstances : le service social publie son bilan 2020

16 novembre 2021

Assistante sociale en conversation avec une femme dans un bureau
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Le service social de l’Assurance Maladie accompagne les personnes fragilisées par la maladie, un accident et/ou un arrêt de travail. À travers un soutien psychosocial et un suivi personnalisé qui peut prendre des formes multiples selon les cas, le service social les aide à reprendre pied et à sortir de situations difficiles. Son rapport d’activité présente les axes de travail qui ont occupé les équipes en 2020, malgré les bouleversements liés à la pandémie de Covid-19. Il est complété par un autre document de bilan consacré à l’une de ses missions phares : la prévention de la désinsertion professionnelle (PDP).

2020 : le service social s’adapte pour poursuivre ses missions

Au plus fort de la pandémie de Covid-19, le service social a maintenu le lien avec les assurés en situation de fragilité et a poursuivi son activité d’accompagnement social et psychosocial. Permanences d’accueil repensées, entretiens sociaux basculés sur le téléphone et la visioconférence, etc. : le service social est non seulement parvenu à maintenir le suivi des dossiers en cours, mais a également participé à une campagne d’appels auprès des personnes identifiées comme fragiles face à la pandémie (personnes âgées, malades, isolées…) afin de les rassurer et de répondre à leurs éventuels besoins d’accompagnement en santé.

Au total, en 2020, plus d’un million d’entretiens sociaux ont été réalisés avec plus de 390 000 assurés. 80 % d’entre eux concernaient des situations de risque de désinsertion professionnelle et de besoin de sécurisation de parcours en santé.

Le service social, un acteur stratégique de la lutte contre la désinsertion professionnelle

Le champ d’intervention du service social est vaste. Cependant, les équipes ont été particulièrement mobilisées sur certains axes en 2020, notamment la prévention de la désinsertion professionnelle. Celle-ci s’adresse aux assurés qui sont en arrêt de travail et risquent de ne pas pouvoir retrouver leur emploi du fait de leur situation de santé. En 2020, 150 824 assurés ont bénéficié d’un suivi PDP, soit plus de 40 % des assurés accompagnés par le service social.

En 2020, l’offre en PDP du service social s’est enrichie d’un nouveau pan dédié aux travailleurs indépendants, relevant du régime général depuis 2019. Dans ce cadre, des consultations médico-professionnelles expérimentales, dont le financement a été validé par la commission nationale d’action sanitaire et sociale des travailleurs indépendants, ont notamment été mises en place. En effet, le processus d’accompagnement PDP implique de faire appel à une expertise médicale en milieu professionnel (rendue par le médecin du travail pour les salariés). Or les travailleurs indépendants ne bénéficient généralement pas de médecine du travail. Ces consultations expérimentales visaient donc à pallier ce manque et à évaluer les capacités restantes des travailleurs indépendants entrant dans le parcours.

Parcours de santé des personnes atteintes de pathologies lourdes : un axe-clé pour le service social

Autre axe fort parmi les missions du service social : la sécurisation des parcours en santé, qui consiste à accompagner des assurés qui éprouvent des difficultés à gérer les conséquences sociales de leur maladie, mais aussi des personnes ayant des difficultés d’accès à la prévention et aux soins, en raison de freins psychosociaux et/ou d’une situation sociale complexe.

En 2020, 131 977 assurés ont été accompagnés par le service social sur de telles problématiques, ce qui représente 35% de l’activité du service social. 370 000 entretiens ont été menés par les assistants de service social.

En 2020, l’action du service social dans ce domaine s’est notamment recentrée sur l’accompagnement psycho-social des personnes atteintes de pathologies lourdes. Les assistants de service social accompagnent ces personnes sur les plans personnel et professionnel. Ils traitent de la gestion des conséquences sociales de la maladie (impact sur la vie familiale, affective, professionnelle, sur la situation économique…) tout en respectant le rythme de l’assuré. Les assistants de service social sont particulièrement impliqués dans cet accompagnement : ils ont dispensé 4 entretiens en moyenne aux patients concernés sur le 1er trimestre 2020, contre 3 sur le dernier trimestre 2019.