10 000 affections psychiques reconnues en accident du travail

19 janvier 2018

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L’Assurance Maladie-Risques professionnels a produit une étude inédite sur les affections psychiques liées au travail. Cette analyse fait partie de sa collection « Santé travail : enjeux et actions » qui vise, chaque année, à éclairer un sujet de santé publique et à avancer des pistes d’actions.

L’étude révèle que l’Assurance Maladie-Risques professionnels a reconnu, en 2016, plus de 10 000 affections psychiques au titre des accidents du travail et près de 600 au titre des maladies professionnelles. Pour ces dernières, c’est 7 fois plus qu’il y a 5 ans.

Des secteurs à risque

Le secteur médico-social est fortement touché puisqu’il concentre, à lui seul, 20 % des accidents psychiques, alors qu’il n’emploie que 10 % des salariés. Le secteur du commerce de détail et celui des transports (notamment avec voyageurs) sont particulièrement concernés également (13 et 15 %).

Les femmes, très représentées dans les secteurs à risque, sont plus touchées que les hommes (60 %) et ont, en moyenne 40 ans.

Par ailleurs, les salariés en contact avec le public sont les plus fragilisés. Les affections psychiques sont déclenchées soit par un événement extérieur (agression, menaces, braquages), soit par des conditions de travail difficiles entraînant dépression et anxiété.

De longs arrêts de travail

Les affections psychiques ont un fort impact sur les ressources humaines des entreprises. Ainsi, les durées moyennes d’arrêt de travail sont de 112 jours pour les affections psychiques reconnues en accident du travail, contre 65 jours en moyenne pour tous les accidents du travail confondus.

Les affections psychiques reconnues en maladie professionnelle ont des répercussions encore plus graves : la durée moyenne d’un arrêt est de 400 jours…

Pour en savoir plus, sur les arrêts pour cause d’affection psychique : « Santé travail : enjeux & actions – les affections psychiques liées au travail : éclairage sur la prise en charge actuelle par l’Assurance Maladie - Risques professionnels », étude de janvier 2018 (PDF, 4.67 Mo).