1 métier, 6 portraits : le contact tracing… vu par des étudiants aujourd’hui enquêteurs sanitaires

09 mars 2021

Bloc(s) de contenus: 

Ils s’appellent Ange, Johan, Louise, Dylan, Steven et Chloé. Leur métier : enquêteur sanitaire. Leur point commun : ils sont étudiants et ont rejoint l’Assurance Maladie pour renforcer les équipes de contact tracing. Maillons clés dans la stratégie « Tester, alerter, protéger » adoptée pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, ces « brigades » se mobilisent partout en France, 7 jours sur 7, pour relever ce défi de santé publique : casser, au plus vite, les chaînes de contamination (espace assuré).

Sur la base des informations recueillies par les professionnels de santé et saisies dans le téléservice Contact Covid ou la base de données SI-DEP (espace assuré), ils ont pour mission de contacter rapidement les personnes testées positives à la Covid-19 afin d’identifier les personnes avec lesquelles elles ont été en contact à risque. Ils informent les personnes concernées des mesures à adopter : mesures d’isolement via le télétravail ou arrêt de travail quand cela est nécessaire, modalités d’accès aux tests et aux masques, rappel des autres gestes barrières.

Cette mission, nos étudiants l’accomplissent avec fierté et avec le sentiment de se sentir utile. Découvrez ci-dessous leurs témoignages pleins de sourires et de fraicheur à travers ces vidéos « Quick & Quiz ».

Découvrez en vidéo leurs témoignages sur le contact tracing

Ange, CPAM de la Vendée : « On peut apporter sa pierre à l’édifice »

Ta mission ?

Je suis téléconseillère sur la plateforme Contact Tracing en Vendée.

Des préjugés avant ton arrivée ?

Non pas vraiment. Après, on est quand même dans un système institutionnel, avec ses codes et sa rapidité.

Thé ou café ?

D'habitude je suis thé. Mais quand je suis au travail c'est café café café café.

Pourquoi as-tu postulé à cette mission ?

Je suis ni infirmière, ni médecin mais je trouvais le poste très intéressant parce que justement on peut apporter sa pierre à l'édifice, pouvoir agir contre cette épidémie, à notre niveau.

Instagram ou Tik Tok ?

Aaaaaah Instagram ! Je ne supporte pas Tik Tok.

Ta plus grande fierté dans cette mission ?

C'était avec une dame d'un certain âge. Je crois qu'elle est née en 1930, un peu près comme ça. Elle était à la maison et elle avait contracté le virus. Elle a fait de la température. Elle m'expliquait, au fur et à mesure de la conversation, qu'elle était toute seule. Ses petits-enfants n'étaient pas là et qu'elle avait du mal à joindre sa famille. Du coup, j'ai demandé l'autorisation à mes superviseurs pour pouvoir être à ses côtés. Je l'ai suivi, j'ai appelé régulièrement jusqu'à ce que l'ambulance arrive. J'ai pu l'accompagner en lui donnant des conseils qu'on avait vu en formation comme aérer, bien s'hydrater et prendre le temps de faire les choses.

Enquêtrice à la Sherlock Holmes ou espionne OSS 117 ?

Enquêteur Sherlock Holmes, bien sûr !

Il faut flouter le visage ! (rires)

Johan, CPAM des Côtes-d’Armor : « Avoir une activité professionnelle et soutenir l'effort collectif »

Je suis téléconseiller contact-tracing à l’Assurance Maladie des Côtes d’Armor depuis un peu plus de 3 mois maintenant.

Des idées reçues avant ton arrivée à la CPAM ?

Je pense qu’on a tous des préjugés négatifs sur l’administration française dans sa globalité mais au final il y a de très bonnes équipes et tout se passe pour le mieux

Thé ou café ?

Ni l’un ni l’autre. C’est plutôt chocolat chaud quand je peux me poser avec un bon livre et sinon c’est plutôt jus de fruits frais le matin.

Pourquoi as-tu postulé sur cette mission ?

Je viens de finir mes études en tourisme, un secteur qui n’a pas grand-chose à voir avec l’Assurance Maladie. Et c’était pour moi l’occasion, pendant cette période un peu compliquée, d’avoir quand même une activité professionnelle et surtout à mon niveau de pouvoir apporter mon soutien à l’effort collectif.

Appel vocal ou SMS ?

Vu le temps qu’on passe au téléphone toute la journée, plutôt textos ou réseaux sociaux le soir.

Ta plus grande fierté sur cette mission ?

Ma plus grande fierté, ce serait de me sentir utile. On a parfois des assurés qui attendent vraiment notre appel, qui sont un peu perdus ou qui sont confus. Pour moi c’est une fierté de savoir que je peux les rassurer à mon niveau.

Ta première pensée le matin ?

De savoir quand je vais pouvoir me poser pour bouquiner un peu.

Agent spécial à la James Bond ou enquêteur à la Hercule Poirot ?

Je pense plutôt à enquêteur à la Hercule Poirot. On a parfois des situations un peu compliquées où il faut mener l’enquête pour retrouver des personnes qui ont été en contact avec d’autres personnes positives. Des fois, on n’a pas toutes les informations dont on a besoin. Donc il a parfois un travail de recherches à faire.

Aucune idée (rires)

Louise, CPAM des Hauts-de-Seine : « Prouver à tout le monde que, nous aussi les jeunes, on peut aider »

Ta mission ?

Ma mission en 3 mots, c'est informer, écouter et rassurer. Informer, dans le sens où l'on explique aux assurés qui sont positifs au Covid la procédure à suivre pour briser la chaîne de contamination. J'écoute et je rassure les familles et notamment les personnes âgées victimes d'isolement.

Des préjugés avant ton arrivée ?

Franchement je ne vais pas vous mentir, je pensais faire un voyage dans le temps et dans celui de ma grand-mère. Mais, j'ai été très agréablement surprise ! Des gens sympas, souriants, dynamiques avec des outils de travail super agréables et surtout une ambiance start up de dingue ! Vous imaginez tutoyer vos managers vous ?

Thé ou café ?

"What else ?"

Comment et pourquoi cette mission ?

Dans mon cas, j'ai postulé via Indeed. Merci Indeed !

Mais si vous cherchez un emploi, cherchez sur Pôle Emploi, le site de la Sécurité sociale et toutes plateformes de recherche d'emploi. Franchement, ce n'est pas compliqué.

J'ai postulé à la CPAM parce que je cherchais à être indépendante financièrement et on va dire que ma mère en avait marre d'être ma... banque !

Après, c'est aussi et surtout parce que les horaires sont très agréables. Je peux continuer à faire mes cours et travailler à côté ce qui reste super sympa.

Parce que l'on ne va pas se mentir, hein ! Fini les pâtes à l'eau... Merci les pâtes au pesto !

Instagram ou Tik Tok ?

Insta ! Pour poster les photos et s'évader. On en a bien besoin en ce moment.

Ta plus grande fierté dans cette mission ?

Aider à mon échelle dans cette crise sanitaire et prouver à tout le monde que nous aussi, les jeunes, on peut aider. Pour moi, ma plus grande fierté, c'est quand à la fin d'un appel, on nous dit « merci ». Et ça, franchement, ça fait du bien ! Et le must c'est le « merci madame ». Parce qu'après tout, je n'ai que 21 ans !

Agent spécial, enquêteur ou espion ?

Hummm....

Le téléphone sonne Excusez-moi... Assurance Maladie des Hauts-de-Seine, bonjour !

Désolée, ma mission reprend.

Dylan, CPAM des Alpes-Maritimes : « C'est bénéfique d'aider les personnes à sortir de cette crise qui nous touche tous »

Alors je m’appelle Dylan, je suis… Ah oui c’est vrai, pardon (rires). Mais j’ai pas l’habitude ! Je peux le faire là, c’est bon ?

Ton métier ?

Je m’appelle Dylan je suis contact traceur du COVID à l’Assurance Maladie.

Pourquoi avoir postulé ?

Plein de personnes sont touchées par ce virus donc pour moi, c’est bénéfique d’aider les personnes à sortir de cette crise qui nous touche tous.

Tu te définis plutôt comme 007 ou OSS 117 ?

Ni l’un ni l’autre, je me définis plus comme Spiderman, c’est le héros qui aide les personnes de sa ville dont on ne connaît ni le visage, ni l’identité. Bon, maintenant du coup, vous me connaissez moi.

Quelque chose qui t’as marqué récemment dans ton métier ?

Le contact humain de certaines personnes qui paraissent très proches de vous par moment alors que vous ne les connaissez pas du tout. Vous accédez à leur vie intime parce que vous leur posez plein de questions de leur vie de tous les jours, et elles vous considèrent vraiment comme une personne proche, à vous poser plein de questions alors qu'elles ne savent pas qui vous êtes à travers le téléphone.

Une idée reçue avant de nous rejoindre ?

Je n’avais jamais fait de travail de bureau avant. J’avais toujours fait des métiers en extérieur ou manuels. Donc oui les clichés du bureau, le café, les collègues, on retrouve le poste comme il était quand on l’a laissé la veille. C’était ça les clichés.

Une technique pour se souvenir des gestes barrières ?

Les 3M, j’appelle ça comme ça, parce qu’il y a le lavage des mains, le mètre de sécurité et le masque.

Pour moi je souris là.

Steven, CPAM d’Indre-et-Loire : « C'est important qu'on prenne soin des uns et des autres »

Ta mission ?

J’accompagne les gens dans la lutte contre la propagation de l’épidémie.

Des préjugés avant ton arrivée ?

Oui, je pensais que l’ambiance serait beaucoup moins détendue. J’ai rencontré des gens avec qui je m’entends vraiment super bien , et même en dehors du travail, on peut s’envoyer des messages, échanger, ce genre de choses.

Thé ou café ?

Café sans hésitation.

Pourquoi avoir postulé ?

Je voulais élargir mes horizons et faire quelque chose d’inédit.

Tik Tok ou Instagram ?

Instagram.

Ta plus grade fierté ?

De bien pouvoir renseigner les gens et être là pour eux. Je pense que c’est important qu’on prenne soin des unes des autres.

James Bond ou OSS 117 ?

OSS et si tu me regardes Jean, big up à toi !

Chloé, CPAM du Val-de-Marne : « C'est une belle expérience humaine malgré le contexte »

Quelle est ta mission ?

Je suis téléconseillère à la CPAM du Val-de-Marne, je suis chargée de contacter les patients zéro et les cas contact afin de renseigner leurs informations dans une base de données dédiée, ma mission consiste également à les conseiller et à les guider sur les mesures sanitaires à prendre pour lutter contre la pandémie du COVID-19.

Pourquoi avoir postulé pour cette mission ?

J’ai postulé à cette mission car après avoir passé 5 ans dans les chevaux de courses en tant qu’apprentie lad-jockey , j’ai voulu changer d’air, c’est un métier très fermé, j’ai voulu voir autre chose, un secteur plus diversifié, j’étais très motivée à intégrer les équipes du contact-tracing pour aider à lutter contre cette pandémie qui bouleverse le quotidien de tous.

Plutôt Netflix ou cinéma ?

Netflix !

Tes débuts ont-ils été difficiles ?

Même sans expérience dans la relation clients, j’ai réussi à m’adapter très facilement et à être à l’aise dans mes nouvelles activités, grâce notamment à la formation qu’on a eue au tout début et à l’aide des équipes encadrantes qui sont là pour nous aider au mieux.

Quels sont les atouts pour réussir cette mission ?

Il faut avoir le sens de la réactivité car il ne faut pas oublier que c’est une course contre la montre pour briser au plus vite les chaînes de contamination, il faut aussi être à l’écoute des assurés car ils ont besoin d’être conseillés et rassurés.

Tiktok ou Instagram ?

Insta.

Ta plus grande fierté dans cette mission ?

Je me sens très utile de participer à cette mission d’intérêt public, je suis très fière d’y participer, c’est une belle expérience humaine malgré le contexte.

Un appel marquant ?

Une fois, j’ai une personne âgée qui m’a téléphonée pour avoir des renseignements sur la Covid-19, cette personne m’a ensuite conseillée pour lutter au mieux contre la COVID 19 en me proposant des produits à base de plantes et des soins à faire.

Quelles réactions ont les assurés ?

Ils sont très sensibles aux informations que nous leur transmettons et ils sont vraiment très reconnaissants du travail que nous leur fournissons, ils sont vraiment très gentils.

Qualités clés : bon relationnel, qualités d’écoute active, sens de la diplomatie et savoir faire preuve d’adaptation face aux changements (activités/logiciels/procédure).

Diplôme : BAC ou BAC +2 et idéalement une formation et/ou expérience réussie en relation client (commerce, plateforme téléphonique…) ou dans le domaine sanitaire et social.
 

Découvrez la fiche métier de téléconseiller sur l’espace Carrières de l’Assurance Maladie.